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La SAGA de l'AMICALE par Bernard GUILLEMET

 A/ Première partie

Il faut savoir tout d’abord que l’Amicale n’est pas une association, qu’elle n’a pas de statuts et qu’elle ne vit que par l’amitié qui unit ses membres.

L’origine de l’Amicale des Seniors du Gouverneur est incertaine. Il semble bien cependant qu’elle n’ait été véritablement créée qu’après une arrivée massive d’émigrés de Chassieu.

Voilà comment en 1994, Jacques Karp assisté de Michel Blanchon pour les relations publiques et Jean Ruther pour les questions golfiques s’est retrouvé premier Président de l’Amicale. Ils ont pris la décision de réunir leurs ouailles le mardi mais c’est justement le jour qu’a choisi la direction du golf pour fermer le parcours en vue de l’entretien.

Le jour de réunion a donc été reporté au lundi.

En 1995, Jacques Karp passe son sceptre à Gérard Peyre. Celui-ci aidé de Pierre Pouly organise des parties le lundi après-midi en constituant des équipes en fonction des présents au repas. Dans un souci de perfectionnisme Jacky Joubert s’entremet avec Lamberto pour améliorer ce qui est, peut-être, améliorable au moyen de cours collectifs. (Par la suite le zèle des seniors s’est refroidi). Guy Bieller établi le head book et Gérard Peyre organise son premier voyage.

Dès cette date les lignes directives sont d’ores et déjà déterminées. L’Amicale composée de compétiteurs et de non-compétiteurs s’efforce d’offrir à ses adhérents un choix d’activités satisfaisantes pour chacun.

Pour les compétiteurs il est proposé suffisamment de rencontres, officielles, semi-officielles, amicales, pour rassasier les plus voraces : en moyenne tout au long de l’année 2 compétitions par semaine.

A l’intérieur l’accent est mis sur la convivialité que les libations de vin blanc offert le lundi à midi aux dieux du golf contribuent à accroître.

Encore un point avant de reprendre le cours de l’histoire. En ce temps là, en fin d’après-midi, on jouait à la coinche. Il existait bien quelques bridgeurs honteux qui cachaient soigneusement leur vice jusqu’à ce que…Jeanne n’intervienne en disant : "Mes chéris, je vais vous apprendre à jouer au bridge ", il n’est venu à l’idée de personne d’émettre la moindre objection et depuis tout le monde, ou presque, joue au bridge.

Instaurant de fait un changement de président tous les 2 ans, Gérard Peyre fin 1997 déclare ne pas vouloir renouveler son mandat et informe les seniors qu’à son avis 3 personnes, qu’il nomme, sont susceptibles de lui succéder.

François relève le gant et se trouve investit pour 2 ans. En 1999 il est remplacé par Jacky Joubert pour retrouver son fauteuil de président en 2001. En 2003 Gérard Peyre est réélu et maintenu en 2004.

Bien entendu malgré leurs grands talents, ces présidents n’ont pas fait marcher l’Amicale tous seuls. Ils ont aidé par beaucoup de bonnes volontés. Citons Anny Ruther, Charles Christofaro, Daniel Mainetti, Joëlle Archer, Guy Bieller, Roland Goddier. A l’heure actuelle Michel Debois et Jean-Claude Guerry s’occupent des relations avec l’ASGRA. Dominique Fournier et Jean-Louis Cantau régissent les compétitions internes et la bonne marche des lundis

Pendant ce temps l’Amicale a vu ses effectifs se multiplier. La convivialité manifestée par tous a attiré de nouveaux membres et d'une poignée au départ, les lundis du Gouverneur rassemblent bientôt, une trentaine, une quarantaine, une cinquantaine et de plus en plus jusqu'à 60 ou plus.
De ce fait, le tutoiement de rigueur devient moins spontané et on entend de ci de là quelques-uns "vous " incongrus.
Mais nous ne sommes pas au Club Med et chacun est libre de s’adresser à son voisin comme il l’entend.

  Si le nombre des membres de l’Amicale a cru, celui des green fees en a fait autant, si bien que l’Amicale qui disposait à ses débuts du parcours du Breuil sans concurrence s’est vu rogner ses possibilités. Il a fallu à Charles Christofaro beaucoup de ténacité pour obtenir qu’une plage horaire nous soit réservée alternativement sur le Breuil et sur le Montaplan. D’où la création de la feuille d’inscription qui circule le lundi à midi.

La panoplie des compétitions internes s’est enrichie puisque sont apparues :

  • en 2002 la coupe du Doyen qui est devenue rapidement l’événement de la rentrée,
  • en 2003 la CBA (Coupe des Bons Amis) qui a lieu toutes les 3 semaines pour pouvoir se dérouler alternativement sur le Breuil et sur le Montaplan,
  • en 2003 le Dagobert qui clôt la saison.

Donc, depuis la création de l’Amicale nous assistons à beaucoup d’innovations. " Pourvu que ça doure " comme disait Madame Mère.
 
Effectifs de l'Amicale

Index         Dames         Hommes

53,5           8                12
53-36       10                11
36-24       15                32
24-18        11                31
< 18             6                29
                -----           ------
                50              115

Total : 165

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B/ Deuxième partie        

 Après une interruption de plusieurs années due à une grave ankylose (que certains orthographient "pé a ère eu deux esse eu") du poignet, il est grand temps de reprendre la glorieuse histoire des non moins glorieux seigneurs - pardon ! - seniors du Gouverneur.

   Gérard Peyre cède son fauteuil, Michel Debois relève le défi. Sa première décision est de multiplier les CBA, qui d'un toutes les trois semaines de mars à novembre deviennent bimestriels, le premier et troisième lundi du mois, quel que soit le temps, quelle que soit la date. Il existait bien « les hivernales, mais imaginer des CBA en hiver ! Il faut croire que les seniors sont résistants puisqu'on en a retrouvé aucun gelé sous un tas de feuilles morte. Non seulement ils sont résistants, mais ils aiment tellement cela que la multiplication des CBA  a attiré un nombre croissant de joueurs, anciens du Gouverneur et immigrés en provenance des clubs des alentours.

   La population des seniors a également subi une autre transformation importante : adhèrent à l'Amicale de plus en plus de seniorettes et de seniors qui étaient golfeurs avant d'être seniors. De ce fait, le niveau golfique moyen n'est plus le même.

 Revenons à l'histoire brute avant de reprendre des commentaires, oh combien philosophiques !
Au bout de deux ans, Michel Debois a voulu se retirer mais, bien entendu, n’a pas trouvé preneur. Il a donc dû continuer. Au bout de la troisième année, une bonne volonté a bien voulu se présenter : Yves Leullier.
Il a bien spécifié qu’il n'était qu'un président transitoire pour un an seulement – il l’est encore président -, et pour combien de temps encore, nul ne le sait. Quand on est piégé, on est piégé !

  Les voyages :
 A part les Hautes Alpes et la Haute Savoie (toujours Haute, il faut bien cela aux seniors) où Gérard Peyre et Guy Bieller réservaient des parcours ensoleillés, il n'était pas question d'emmener les seniors ailleurs qu'au sud marocain, en Espagne ou à la rigueur à Montpellier, mais certainement pas au nord de la Provence. Aujourd’hui, ils affrontent d'un cœur léger la burle auvergnate, les brumes normandes, si ce n'est la Montagne Noire. A quand  un parcours golfique dans les Carpates en hiver, le château de Dracula pour logement ? L'intrépidité des seniors n'a plus de limites.

   Les lundis sans CBA, les seniors s'organisent des parcours l'après-midi en s'inscrivant sur une feuille de réservation. Certes les seniors sont résistants, ils sont aussi impatients et à table c'était à qui protesterait parce qu'il était là le premier et qu'il avait un départ dans très peu de temps, impatients au point que même Nathalie et Khadija en perdaient le sourire. Pourtant, il leur en faut. L’hôtel a alors imaginé de faire déjeuner les seniors au moyen d'un système un peu folklorique tenant tout à la fois de la cantine scolaire et du self service, très amusant l'été pour manger des grillades. Il semble que ce système tombe en désuétude. De même que tombe en désuétude les libations de Kir aux dieux du golf. Or, Anatole France l'a écrit, les dieux ont soif, et ils se vengent de l'impiété des seniors en leur envoyant des hivers de plus en plus longs et de plus en plus rigoureux

Horreur ! Le CBA a été évoqué à plusieurs reprises sans qu'il soit fait mention de la plus grande innovation sociétale du vingt et unième siècle : les GRIOTTES, le pilier de l’édifice, le bouquet final. 

    Toutes ces compétitions, tous ces voyages, toute cette organisation, sans parler de l'ASGRA, des rose bleu, des Bresse Dombes, des tutti et des quanti demandent la collaboration d'une équipe  énergique. Que les Daniel Mainetti, Dominique Fournier, Guy Bieller, Jean Claude Guerry, Jean Louis Cantau, Joëlle Archer, René Jumelle, sans oublier Roger Routin et ses inventions diaboliques soient hissés sur le pavois . 

Les seniors veillent sur un nouveau bébé. Parrain Gérard Peyre l'a baptisé Fil rouge. Il a déjà réuni autour de son berceau une cinquantaine d'adorateurs. Le rite de cette secte naissante consiste en neuf trous et vingt donnes. Elle se dit prête à initier de nouveaux adeptes.

   L'Amicale a d'abord disposé du trombinoscope papier. Maintenant, elle a ajouté un trombinoscope informatique et un site qui rend d'inappréciables services. En effet, sans lui, on ne pourrait pas lire la présente saga.

   A la lecture de cette saga, on constate aisément que St Andrew et St Patrick ne communiquent plus au chroniqueur le souffle épique nécessaire à la relation des hauts faits des seniors, qu’il urge en conséquence de lui trouver un remplaçant .Vous pouvez envoyer votre C V au bureau qui examinera votre candidature avec la plus grande bienveillance.

 

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